Apple: produits de génie, SAV d’abrutis

17 septembre 2008 by Vince

Je n’ai pas reparlé de mon Macbook Pro depuis que je l’ai commandé, ce qui est une honte étant donnée la satisfaction que me procure la bête depuis son arrivée. En effet, et comme je m’y attendais, c’est un véritable monstre de performance.

Les premières heures de prises en main sont un peu déroutantes, le temps d’intégrer le fait que bon nombre des raccourcis et automatismes utilisés sur PC ne s’appliquent pas sur Mac. Cependant, une fois cette barrière franchie, c’est que du bonheur si j’ose dire. Et ça ne plante pas.

Que dire de l’écran brillant 17 pouces, si ce n’est que la qualité d’image et le confort visuel dépassent mes attentes. Je n’ai pas encore vraiment cherché, mais si Apple propose des kits home cinema compatibles Macbook Pro, je sens venir l’achat dans les semaines qui viennent.

Ca, c’est pour la partie produit. La bonne partie. Passons maintenant à la mauvaise.

J’habite à Genève, partie francophone de la Suisse. Lors du passage de ma commande et du paiement, j’ai reçu un certain nombre d’e-mails de confirmation m’informant que tout se passait bien. Des e-mails en français, donc.

Et pourtant, depuis lors, les publicités envoyées par Apple sont désespérément en allemand.

Pub Apple iPode touch en allemand

Alors oui, je sais, l’allemand est l’une des trois langues nationales de ce pays, une langue que j’ai d’ailleurs étudiée pendant des années dans le cadre de mon cursus. Mais là n’est pas la question, ne commencez pas !

Aujourd’hui, la personnalisation est un domaine extrêmement porteur sur le net. De quoi s’agit-il ? Très simplement, cela consiste à détecter un certain nombre de caractéristiques de ses visiteurs afin de leur proposer le contenu le plus proche possible de ce que l’on croit avoir deviné d’eux.

En effet, lorsque vous arrivez sur un site web, vous amenez avec vous un nombre d’informations que vous ne soupçonnez peut-être pas: votre pays, votre langue, votre navigateur, les sites que vous avez visités et par lesquels vous êtes arrivés ou encore le nombre de visites que vous avez déjà effectuées par le passé.

En fait, la personnalisation de contenu peut s’avérer tellement efficace qu’il existe aujourd’hui des outils remarquablement performants dans ce domaine. Collecter, analyser et combiner intelligement les données afin d’améliorer l’expérience utilisateur requiert en effet des solutions pointues. Mais ce n’est pas de ça qu’il s’agit ici.

Je ne demande pas aux gens d’Apple de savoir ce que je porte en ce moment afin de me proposer un iPod Touch de la même couleur que mon t-shirt. Je ne leur demande pas non plus de savoir que je n’utilise que 2% des fonctionnalités d’un téléphone portable classique, que je le conçois comme un appareil purement utilitaire et que je n’ai donc aucunement l’intention d’acheter un iPhone.

Ce que je demande est bien plus trivial: quand un client se fait livrer un ordinateur dans une ville francophone, et que de surcroît les e-mails de confirmation lui ont été envoyés en français (ce que le client en question a, naïvement peut-être, interprété comme un signe que les gens chez Apple avaient compris qu’il parle français), serait-il possible de lui envoyer des publicités… en français ?

P.S: ce qui me tue le plus dans cette histoire, c’est que Gmail se fait avoir comme un bleu et me balance des publicités germanophones en marge du mail incriminé. Heureusement que je ne les lis jamais…

Google s’apprête à sortir son navigateur

2 septembre 2008 by Vince

Et soyons francs, il fallait bien ça pour me faire sortir de mon silence ! En effet, sans que je comprenne vraiment comment, le mois d’août est déjà terminé !

Bref, comme je l’annonce dans le titre (et comme l’ont déjà annoncé des milliers de blogs ces dernières heures), le navigateur de Google dont on parle depuis si longtemps est enfin une réalité. Baptisé Chrome, il sera disponible au téléchargement en version bêta dans les heures qui viennent ici.

Les opinions divergent concernant les véritables intentions de Google: s’agit-il réellement d’une attaque envers Microsoft ? S’agira-t-il d’un simple navigateur ou d’un réel système d’exploitation web ? Le terrain de chasse privilégié de Chrome sera-t-il vraiment l’ordinateur ou le mobile ?

De Techcrunch à Fred Cavazza en passant par le blog officiel de Google ou le Search Engine Journal, la blogosphère ne parle que de ça depuis quelques heures. Je n’ai donc pas la prétention (ni la motivation je l’avoue) d’apporter de nouveaux éléments.

En revanche, c’est avec plaisir que je vous soumets la bande dessinée que Google a utilisée pour faire son annonce. Un concept original qui a également le mérite de très bien vulgariser un sujet parfois peu accessible au grand public.

Red Bull: légendes urbaines et faits avérés

29 juillet 2008 by Vince

En allant m’acheter un Red Bull tout à l’heure, et en lisant les indications écrites sur la canette, j’ai eu la surprise d’y lire “ne pas mélanger avec de l’alcool”. Il s’agit en effet d’une surprise dans la mesure où, comme de nombreuses personnes je pense, j’ai découvert le Red Bull au travers du célèbre mélange “vodka- Red Bull”.

J’avais déjà entendu que le mélange des deux n’était pas vraiment recommandé, mais je ne savais pas que le fabricant lui-même faisait de la prévention. J’ai donc cherché à savoir pourquoi ce mélange est déconseillé, y voyant également une bonne occasion de me renseigner sur les différentes rumeurs qui courent au sujet de cette boisson (interdite dans plusieurs pays, faut-il le rappeler, même si la France a récemment levé cette interdiction vieille de 12 ans).

En effectuant mes recherches, je suis tombé sur un document rédigé en 2007 par des étudiantes de la HES de Genève. Les auteurs se penchent d’abord sur les différentes propriétés (positives ou négatives) que l’on prête au Red Bull, avant d’amener un éclairage plus scientifique sur la question.

L’article est court et très instructif, je vous invite donc à le lire (par intérêt ou simple curiosité). Toutefois, pour ceux qui ont la flemme, en voici déjà la conclusion: s’il n’est pas prouvé que le Red Bull est inoffensif pour la santé, aucune étude sérieuse n’a jamais démontré non plus qu’il était dangereux…

Il s’agit sûrement d’une des explications au revirement observé sur le marché français, d’autant plus normal que l’interdiction du Red Bull avait rapidement donné naissance à d’autres marques d’energy drink, à la composition vraisemblablement très similaire.

Tutorial Netvibes

26 juillet 2008 by Vince

L’une des évolutions majeures de ces dernières années en termes de diffusion de l’information a été la généralisation des flux RSS (Rich Site Summary ou Really Simple Syndication, selon les formats). Destiné avant tout aux sites dont le contenu est renouvelé régulièrement, un flux RSS permet de recevoir les contenus les plus récents d’un site sans avoir besoin de le visiter.

Différents outils ont été développés pour permettre une utilisation facile et efficace de ces flux: on appelle ces solutions des agrégateurs. Il en existe plusieurs, même si certaines sont bien plus connues et utilisées que d’autres. Parmi ces derières, Feedburner, Google Reader ou Netvibes, l’un des rares agrégateurs francophones, dont je suis un fervent utilisateur.

Ayant souvent rencontré des gens intéressés par le concept de syndication mais peu à l’aise avec les solutions disponibles, j’ai décidé de créer ce petit tutorial (sans prétention) consacré à Netvibes. vous trouverez ci-dessous les quelques éléments de base permettant d’utiliser Netvibes facilement.

Lorsque vous vous arrivez sur Netvibes, cliquer sur Connexion en haut à droite vous donnera la possibilité de vous créer un compte. Par défaut, Netvibes vous propose un certain nombre de flux (météo, informations et autres) que vous êtes bien sûr libres de supprimer.

Passons maintenant à la phase principale: il va falloir intégrer à votre page principale les flux RSS des sites que vous voulez surveiller. Pour cela, allez dans le menu Ajouter du contenu qui se trouve en haut à gauche et se présente sous cette forme:

Sur le site dont vous voulez intégrer le flux, vous allez normalement (dans une grande majorité de cas) apercevoir un bouton orange à droite de la barre d’adresse de votre navigateur:

Cliquer sur ce bouton orange (qui symbolise le flux RSS) vous donnera l’adresse du flux pour ce site:

C’est cette adresse qu’il vous faut rentrer dans le menu Ajouter un flux; une fois l’opération confirmée, le flux du site apparaît sur votre page personnelle sous la forme d’un widget, une sorte de petite fenêtre qui accueuillera désormais automatiquement tous les nouveaux contenus postés sur le site qui vous intéresse. En répétant cette manoeuvre, vous avez donc la possibilité de surveiller tous les sites qui vous plaisent depuis une seule et même page.

Une fois que vous aurez pris vos marques, l’interface est facilement modifiable afin d’organiser vos flux en onglets (thématiques par exemple) ou de modifier l’arrière-plan selon vos préférence. Il suffit pour cela de cliquer sur le bouton Options en haut à droite:

Dernier point: la navigation au sein de vos différents widgets. Chaque nouvel article (ou autre type de contenu) apparaît en gras pour vous signifier que vous ne l’avez pas encore lu. Selon les sites, l’article peut être disponible en partie ou dans son intégralité. Dans tous les cas, en cliquant sur le titre de l’article, vous arriverez aussitôt sur le site qui l’a publié:

Voici donc un moyen simple et extrêmement pratique de centraliser l’information, outil rêvé dans un monde 2.0 au sein duquel les blogs (notamment) se caractérisent précisément par un rythme de publication soutenu.